| | Recommandation n° 1. (EDF SA, 2026) : limiter les revalorisations salariales annuelles, en particulier les augmentations générales, en tenant compte de la situation et des perspectives économiques et financières de l’entreprise. | La Cour des Comptes commet une erreur d’analyse classique en imaginant qu’EDF est une entreprise ordinaire. Ses résultats dépendent des décisions de l’État, de la régulation du marché et d’événements externes auxquels le service public doit s’adapter, quoi qu’il en coûte. | | | → Les salaires ne peuvent pas être indexés sur les choix catastrophiques de l’État. | | | | | | Recommandation n° 2. (EDF, 2026) : clarifier, pour tous les domaines d’activités du groupe, les compétences critiques qui doivent être détenues en propre. | La Cour des Comptes souligne elle-même l’impérieuse nécessité de détenir les compétences critiques et stratégiques. La CFE Énergies rappelle régulièrement l’erreur d’externaliser les compétences essentielles à la maîtrise industrielle et à la sûreté. | | | → La souveraineté industrielle d’EDF passe par l’embauche de compétences au Statut. | | | | | | Recommandation n° 3. (Reformulée) (EDF SA, DGEC, 2027) : réduire par étapes l’avantage énergie, en priorité en plafonnant les consommations prises en compte. | L’avantage en nature énergie est un élément constitutif, historique, du contrat social des IEG. Il contribue au pouvoir d’achat des agents, permet de fidéliser des compétences critiques et est source d’attractivité des candidats. Cette remise en cause est brutale et destructrice de valeur. | | | Recommandation n° 4. (DSS, DGFiP, 2026) : revaloriser le barème fiscal et social de l’avantage en nature énergie sur la base des moyennes annuelles des tarifs réglementés de vente de l’électricité et des tarifs repères du gaz, toutes taxes comprises. | | L’avantage en nature énergie ne peut refléter le prix intégral du marché de l’électricité. Cet avantage n’est pas un produit commercial mais un élément du Statut et de rémunération. | | | → Le contrat de travail des agents des IEG est le Statut. Une remise en cause unilatérale de ces droits est une limite à ne pas franchir. | | | | | | | Recommandation n° 5. (Reformulée) (EDF SA, DGEC, 2026) : réviser la grille de rémunération de la branche des industries électriques et gazières. | La CFE Énergies y était favorable et l’accord qu’elle avait signé permettait des avancées non négligeables, dont des augmentations de salaire à court-terme. | | | → Le réveil risque d’être douloureux le jour où la Direction imaginera uni-latéralement sa moderni- sation de la grille ! | | | | | | Recommandation n° 6. (Réitérée) (EDF SA, 2027) : simplifier les dispositifs de rémunérations complémentaires et mieux les cibler, afin d’en diminuer le nombre et le coût. | Trop de simplification génère de la perte de sens ! La Cour des Comptes oublie encore une fois ce qu’est une entreprise telle EDF : les primes compensent les contraintes, les astreintes, les risques et l’engagement des salariés. | | | → La simplification ne doit pas être un prétexte à l’appauvrissement (des salariés). | | | | | | Recommandation n° 7. (Réitérée) (EDF SA, 2027) : accroître la part de la rémunération variable dans la rémunération totale. | La Cour des Comptes voudrait jouer avec la sûreté nucléaire, qu’elle ne s’y prendrait pas autrement. La sûreté, la sécurité et l’engagement des salariés ne doivent jamais être mis en concurrence avec des objectifs individuels. | | | →En matière de rémunération variable la CFE Énergies demande plutôt la mise en place de la participation aux résultats d'EDF SA | | | | | | Recommandation n° 8. (Réitérée) (EDF SA, 2027) : renforcer la différenciation dans l’attribution des primes. | Ou comment créer des inégalités et des tensions au sein des équipes. La CFE Énergies est favorable à reconnaître les contributions exceptionnelles… | | | → …mais n’acceptera pas de développer une culture de classement permanent des salariés. | | | | | | Recommandation n° 9. (EDF SA, 2026) : enrichir l’information communiquée au comité des nominations, des rémunérations et de la gouvernance en matière de rémunérations des cadres dirigeants, en particulier s’agissant de l’atteinte des objectifs assignés aux membres du comité exécutif. | La politique sociale souffre de l’absence de ces données. Cela a généré des tensions impliquant l’inspection du travail et a sa place devant les tribunaux. Dans ce contexte, la CFE Énergies préconise la plus grande transparence. | | | → La rémunération des cadres dirigeants doit être mieux documentée. | | | | | | Recommandation n° 10. (EDF SA, 2026) : mettre un terme au dispositif actuel de mise à disposition de moyens logistiques au profit de présidents d’honneur du groupe EDF. | Ce sujet est financièrement marginal. Cependant, pour des raisons d’exemplarité, cette recommandation est soutenable. | | | → EDF doit plutôt soutenir ses salariés qui, chaque jour, montrent l’exemple dans leurs actions. | | | | | | Recommandation n° 11. (Reformulée) (EDF SA, DGEC, 2027) : renégocier les accords relatifs aux temps de travail et modifier les dispositions statutaires définissant les heures supplémentaires. | EDF a été une vitrine pour expérimenter les aménagements du temps de travail et les 35 heures pour démontrer un progrès social aux yeux du monde de l’industrie. Remettre cela en question ainsi que les dispositions relatives aux heures supplémentaires revient à prendre un risque sur l’engagement et la disponibilité des salariés en matière de sûreté et de sécurité. | | | → La Cour des Comptes ne sait analyser que les coûts et est incapable d’intégrer le contexte industriel d’EDF. | | | | | | Recommandation n° 12. (Reformulée) (EDF SA, 2027) : mettre en place un dispositif de décompte automatique du temps de travail. | Si cette mesure permettait de prévenir réellement les surcharges de travail et de respecter le droit à la déconnexion, la CFE Énergies pourrait l’examiner… mais pas sûr que la Cour des Comptes fasse beaucoup de social et de prévention. | | | → Attention aux fausses bonnes idées qui peuvent cacher de mauvaises intentions ! | | | | | | Recommandation n° 13. (EDF SA, 2027) : abaisser les plafonds, annuel et global, du compte épargne-temps et restreindre ses modalités d’alimentation. | Encore une fois la Cour des Comptes ne voit que le passif financier. La valorisation importante du CET est souvent le symptôme de sous-effectifs, de difficultés à prendre des congés et d’une forte charge de travail. | | | → Il suffit de s’attaquer à la cause et non à la conséquence : les embauches ! | | | | Ces recommandations essentiellement financières, sous-estiment la contribution du statut des IEG à la sûreté, à la sécurité, à la résilience du système, à la souveraineté énergétique… et à l’attractivité des métiers. Les salariés ne doivent pas être (encore) la variable d’ajustement d’une logique comptable court termiste ne comprenant rien aux codes d’une industrie de temps long, capitale pour la Nation ! | L’élève Cour des Comptes n’a rien compris : zéro pointé !👎 | | | | | | | | ÉCLAIRER PROTÉGER AVANCER | | | | | | | | | | | | |